Actualité
Circulaire relative à la bientraitance dans les établissements sociaux
Il convient de signaler la parution le 12 juillet 2011 d’une circulaire relative au renforcement de la lutte contre la maltraitance, au développement de la bientraitance dans les établissements et services sociaux. Ce texte fait le point sur la procédure de signalement, le renforcement des contrôles et le développement de bonnes pratiques professionnelles dans les établissements sanitaires et sociaux qui relèvent de la compétence de l’État (notamment les CHRS et les CADA). Il énumère la nature des éléments à signaler par un directeur d’établissement auprès de la DDCS . Il s’agit notamment des informations concernant :
- la santé des personnes accueillies (suicide, décès, situation de maltraitance et situation de violence entre personnes hébergées et/ou salariées...)
- la sécurité (fugues, vols récurrents, actes de malveillances, inondations, incendies, et exclusions d’établissement de résidents/hébergés sans solution adaptée de prise en charge et/ou d’hébergement...)
- les événements relatifs au fonctionnement de l’établissement pouvant entraîner un risque pour la sécurité ou la santé des personnes…
Il précise les obligations des directeurs d’établissement : informer sans délai les autorités administratives et, chaque fois que nécessaire, judiciaires, ainsi que les familles des victimes et/ou de leurs responsables légaux ; mettre en place les soutien et accompagnement des victimes et, le cas échéant, des autres résidents ou usagers ; de prendre toutes dispositions à l’encontre des agresseurs présumés pour protéger les victimes.
Les recommandations de bonnes pratiques professionnelles élaborées par l’ANESM sont également des outils à mettre en place dans les établissements et les autorités administratives compétentes veillent à la mise en œuvre de ces démarches et accompagnent en tant que de besoin les structures concernées.
Résultats de la dernière étude sur la récidive publiée par la DAP
Le Cahier d’études pénitentiaires et criminologiques n° 36 de mai 2011, publié par la direction de l’administration pénitentiaire, présente une nouvelle évaluation des risques de récidive des sortants de prison, réalisée par Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda. Les différences de risque de récidive les plus significatives sont liées au sexe, les femmes ayant une probabilité deux fois plus faible que les hommes d’avoir une nouvelle condamnation dans les cinq ans après la sortie de prison ; à l'âge, les mineurs ayant un risque nettement plus élevé et les personnes âgés de plus de 50 ans plus faible de récidiver que les jeunes majeurs de 18 à 30 ans. Par définition, ces risques de récidive sont liés aux antécédents pénaux : on constate que là où il y a plusieurs condamnations antérieures la probabilité du prononcé d’une nouvelle condamnation est quatre fois plus élevée que dans le cas d’une condamnation unique.
http://www.justice.gouv.fr/art_pix/cahierd'etude36.pdf
Les placements à l’extérieur à la loupe
Le rapport de l’inspection générale des finances sur les SPIP vient d’être publié. S’agissant particulièrement de la mesure de placement à l’extérieur, il fait trois recommandations qui pourraient changer sensiblement le cadre de travail des associations qui oeuvrent à l’accompagnement social des personnes bénéficiant de cette mesure :
- Le rapport de l’inspection générale des finances sur les SPIP vient d’être publié. S’agissant particulièrement de la mesure de placement à l’extérieur, il fait trois recommandations qui pourraient changer sensiblement le cadre de travail des associations qui oeuvrent à l’accompagnement social des personnes bénéficiant de cette mesure ;
- élaborer des outils de contrôle des activités des associations à trois niveaux, celui des SPIP, des directions interrégionales et de l’inspection des services pénitentiaires ;
- enfin, systématiser la mise en concurrence par le biais des appels d’offre.
Les auteurs du rapport évaluent à 8 M € les sommes dépensées chaque année pour le placement à l’extérieur, mais ne font pas la comparaison avec le placement sous surveillance électronique, dont ils soulignent le fort développement, au détriment, indiquent-ils, du placement à l’extérieur.
L’Arapej 94 a déménagé !
Depuis le 14 novembre, nos collègues du 94 sont désormais situés au 14 rue de l’Eglise à Joinville le Pont. Les coordonnées téléphoniques et courriels restent inchangés. Nous leur souhaitons une bonne installation dans ce nouveau cadre !
L’Arapej sur les ondes…
Nouvelle date confirmée : 26 janvier de 8h00 à 9h00.
La Radio associative et non commerciale Aligre Fm (fréquence 93.1) consacrera une émission d’une heure à l’Arapej le jeudi 26 janvier à partir de huit heures. Pour ceux qui ne pourraient la suivre en direct, l’émission sera téléchargeable à partir de notre site après sa diffusion.
Logement : L’Arapej se mobilise pour tirer la sonnette d’alarme.
En la personne de Jean-Marie Faucher, Directeur général de l’association, l’Arapej soutient l’appel et la pétition publiés par le Nouvel Observateur : « Monsieur le Président, où sont passées vos promesses ? ». Mesurant sur la gravité du constat – augmentation du nombre de sans-abris et de mal logés, centaines de familles contraintes de trouver refuge aux urgences – le texte réclame notamment que le droit au logement opposable soit enfin appliqué, que les fermetures de places d’hébergement d’urgence cessent, que des solutions pérennes soient mises en place.
Vous pouvez retrouver et signer la pétition sur le site internet du journal.
24 389 personnes ont fait appel à l’Arapej en 2010 !
| 353 | Places d’hébergement dans nos CHRS, occupées à 100 % |
| 718 | Personnes reçues |
| 702 | Personnes prises en charge pour 2903 rendez vous RSA |
| 5 040 | Appels au N° Vert 0800.870.765 (47 % d’augmentation / 2009) |
| 1 157 | Personnes formées |
| 527 | Salariés en insertion |
| 8 254 | Personnes reçues dans les points d’accès au droit |
| 16 202 | Visites sur le site internet www.arapej.fr |
| 150 | Salariés |
| 30 | Bénévoles |
